Anti-Sarko

L'Union Sociale Démocratique entre en résistance face à Nicolas Sarkozy

23 novembre 2009

Elections régionales 2010

Calendrier préparatoire en vue des élections régionales :

----> 22 novembre 2009 au 15 décembre 2009  : mise en place des Unions Régionales*

----> 15 décembre 2009 au 16 janvier 2010 : élaboration des projets régionaux + votes des UR sur les stratégies

----> 21 janvier 2010 : Vote et débat du Conseil National de l'USD sur le projet et la stratégie

*Composées des représentants départementaux au Conseil National et des élus au Secrétariat National


Unions Régionales :

- Rhône Alpes :
consultation des adhérents du 30 novembre au 7 décembre puis mise en place de l'UR.

- Ile de France :
mise en place de l'UR samedi 28 novembre à Orly (94).

- Nord-Pas-de-Calais :
mise en place de l'UR vendredi 11 décembre à Saint-Amand-les-eaux (59).

- Midi-Pyrénées :
mise en place de l'UR samedi 28 novembre à Aureihan (65) puis consultation des adhérents du 30 novembre au 10 décembre.

- Aquitaine :
mise en place de l'UR samedi 14 décembre à Dax (40)

- Centre :
mise en place de l'UR vendredi 11 décembre à Limoges (87)

- Bretagne :
mise en place de l'UR samedi 12 décembre à Carhaix-Plouguer (29) puis consultation des adhérents du 13 décembre 5 janvier.

- Picardie :
mise en place de l'UR samedi 12 décembre à Amiens (80)

- Languedoc-Roussillon :
mise en place de l'UR mercredi 9 décembre à Béziers (34)

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18 septembre 2009

Nouveau site national !

Découvrez notre nouveau site web ===>> www.usd.new.fr , www.unionsocialedemocratique.new.fr , www.usd.moonfruit.fr 


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10 juillet 2009

Election du Conseil National

Les élections pour renouveler la composition du Conseil National de l'USD auront lieu du 15 juillet au 20 juillet 2009.

La procédure de vote

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04 novembre 2008

Unité dans l’action ou caution à Sarkozy

Le pitre a encore frappé ! A Rethel, où il avait promis le paradis pour ceux qui veulent travailler plus, il annonce qu’il veut donner une vague « d’emplois aidés » pour qu’une partie des salarié-e-s conservent un travail, misérablement payé : en fait, une sorte de cadeaux au patronat, sous une autre forme que pour les banques.

La mesure élémentaire à prendre, comme le disait le représentant CGT de Peugeot à Montbéliard, est pourtant connue : les profits des actionnaires pour l’année 2008 doivent servir en priorité à payer, sans perte de revenus, les salariés aujourd’hui mis au chômage. Cela vaut aussi pour la sidérurgie, et bien d’autres.

Mais le président fait semblant de s’intéresser aux besoins des travailleurs pour mieux organiser leur précarisation.

Et le pitre s’apprête de nouveau à frapper l’opinion : il orchestre la réunion du G20, pour rétablir une autorité internationale autour des États-Unis et de leurs alliés.

Abracadabra ? Abracadabra ! Pourvu que ça dure doit-il se dire.

Cela n’empêche pas les actions et les grèves de se préparer. La justice vient d’infliger un camouflet à Hortefeux dans sa volonté de mettre à mal l’aide juridique aux étrangers enfermés dans les centres de rétention. RESF appelle à une action d’ampleur à Vichy les 3 et 4 novembre, pour dénoncer l’inacceptable politique de l’immigration .

Toutes les initiatives sont les bienvenues dès lors qu’elles rejettent les faux semblants d’une réorganisation qui tourne le dos aux besoins humains et aux urgences écologiques. La préparation du 22 novembre pour La Poste met à l’ordre du jour, en même temps, la volonté d’opposer la logique des services publics à celles des profiteurs qui gouvernent avec les démagogues qui partagent leurs intérêts.

Une mobilisation appelée par les usagers comme par les forces syndicales ! Ce qui est vrai pour La Poste l’est aussi pour le droit à la santé, pour le droit à une école de qualité. Deux mondes, deux logiques. Voilà ce qui fait la différence.

Cette question ramène des questions fondamentales qui tiraillent les forces de gauche modérée dans tous les sens : se contenter de faire du Bayrou et des projets de réformes centro-compatibles ? Ou prendre l’engagement de satisfaire toutes les revendications du mouvement social, de garantir sans aucune privatisation rampante la Protection sociale, garantir des revenus à tous les précaires et chômeurs privés d’emplois par la logique libérale qui règne depuis vint cinq ans ?

A ceux qui se demandent par quoi remplacer le pitre, jeune empereur des bluffeurs, notre réponse peut être simple : que toutes les forces de gauche s’engagent à mettre en œuvre les propositions alternatives du mouvement social ! La politique alternative est à portée : lisez et faites lire les propositions du Collectif pour une autre Europe ! Mesurez bien à quel point les dispenses de cotisations patronales mettent à mal les caisses de retraites et celles de l’assurance maladie !

N’oubliez pas comment la BCE, sur un coup d’urgence, a toléré ce qu’elle dit impossible depuis son origine : une BCE soumise aux contrôles démocratiques de tous les peuples d’Europe, un pôle financier public renforcé et soumis au contrôle des conseils régionaux et des collectivités territoriales, une fiscalité européenne progressive permettant une véritable redistribution des richesses… Le voilà, le cadre déjà revendiqué syndicalement et au sein duquel les emplois peuvent être garantis le temps de réorienter les productions pour ne pas subir la crise capitaliste mais ouvrir une autre voie afin d’en sortir :

Certains ne veulent pas voir cela et sont prêts à vaquer à leurs occupations particulières de courant : à chacun sa liste pour les européennes à venir ou tous les participants de la campagne pour le Non en 2005 de nouveaux unis, avec toutes celles et tous ceux qui veulent se mobiliser pour une autre Europe ? Certains ne veulent pas de réponse unifiée parce qu’ils la trouvent trop radicale ? D’autres préfèrent dénoncer sans rien proposer ?

Faire le jeu de l’unité dans l’action et pour de vraies mesures de changement, voilà la voie pour résister et vaincre Sarkozy. Diviser ou refuser l’unité dans l’action, voilà, sous diverses formes, les voies pour cautionner le régime politique et le système capitaliste. Il est des moments où les questions les plus quotidiennes posent les questions stratégiques les plus lourdes. Sachons créer ces débats.

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14 juillet 2008

Résister… pour gagner !

Des millions de personnes se demandent comment empêcher ce Président de poursuivre son programme réactionnaire aux dégâts multiples. Comment interpréter les sondages au sujet de son bilan ? 38% des Français le jugent positif, 57 % le jugent négatif. Beaucoup voient les mensonges : la priorité au pouvoir d’achat se traduit par une augmentation de 56 centimes du SMIC. Mais ses amis sont bien servis … Ses pitreries accumulent méfiance, rejet, mépris, bluff, tourbillon pour morceler les réactions, mise sous contrôle des médias…

Mais, il provoque pour faire le fort devant sa base UMP. Il semble espérer que les grèves soient de plus en plus invisibles ; il s’en vante. Il sait que les « journées d’action » successives ont peu ou pas de prise sur lui. Il espère jouer des divisions entre organisations syndicales. Nous l’avons vu ces derniers mois : un tel calcul ne repose malheureusement pas sur rien.

Gagner, c’est quoi faire ?

Nous voulons y opposer un projet : que toutes les forces de transformation sociale et écologiste s’unissent, contre cette politiquer nocive, afin de créer une nouvelle situation. Nous le savons, la mobilisation sociale produit des éléments de crise politique. C’est la mise en échec de la droite ou c’est la perte des moyens d’une politique d’éducation nationale. C’est sa mise en échec ou c’est le recul du droit d’accès aux soins, les hôpitaux et une partie des fonctions de la Sécurité sociale privatisées. C’est leur défaite ou la mise en place petit à petit d’une politique sécuritaire faisant vivre une partie de la population dans la peur afin de diviser profondément notre société par la xénophobie.

Avec Sarkozy c’est en prime une sorte de coalition France-USA.

Lui et son gouvernement espèrent que les convergences et la dynamique qui ont marqué l’automne 1995 ne vont pas se reproduire. Nous travaillons justement à cela. Nous devons faire connaître un fait majeur : en donnant toute leur place aux propositions portées par les mouvements sociaux, syndicats, associations, il y a de quoi dessiner un programme de gouvernement alternatif à celui de la droite. A condition de savoir se faire entendre ensemble, ces forces sont immenses et capables de gagner : résister, faire abandonner des mesures importantes, freiner le pouvoir. Et s’il refuse de céder, montrer un rejet si massif, si multiforme, que les divers mouvements pourraient se renforcer les uns par les autres. Les forces politiques se réclamant de la gauche doivent choisir de soutenir cette alternative, et ainsi pour celles et ceux qui le veulent : le rassemblement d’une gauche de transformation sociale et écologique sera porté par les luttes pour mettre en échec la politique de la droite et du patronat. Les forces qui souhaitent cette alternative sont aussi capables de s’unir pour une autre Europe, pour mettre en avant les exigences démocratiques, d’égalité et d’urgence écologique qui comme nous le proposons aussi, doivent être au cœur des prochaines élections européennes pour arrêter le cyclone du libéralisme qui anéantit les espoirs de progrès et d’humanisme.

Dès les deux premières semaines de la rentrée :

Actions dans l’éducation nationale

- 20-21 septembre : Forum social européen à Malmö

- 20-21 septembre : Sommet des ministres de l’agriculture à Annecy : manifestation ,

- 4-5 octobre : Forum social des quartiers populaires

- 7 octobre : manifestation intersyndicale CSI : CGT, CFDT et toutes les autres organisations, sur toutes les revendications liées au travail, l appel sur les conditions du travail ; sans doute les mobilisations pour le droit d’accès aux soins s’y joindront aussi …

- 11 octobre réunion, dans la suite de l’Appel de Politis pour constituer un Front politique contre la droite et le patronat

- 16 octobre : manifestation unitaire des retraités

- 17 octobre : journée contre la pauvreté

- 17 et 18 octobre afin de promouvoir une autre vision de l’immigration et un autre type de relations entre l’Union Européenne, l’Afrique et le reste du monde. Nous organiserons la seconde conférence Euro-Africaine non gouvernementale, un grand rassemblement pour exiger une autre politique européenne et profiter à l’occasion d’un grand concert..

- 18 octobre : projets de journées décentralisées permettant de faire converger les luttes pour la défense d’une Fonction publique de qualité, dans tous les domaines et notamment sur la santé.

- durant les deux premières semaines de novembre : mobilisation nationale contre la loi de réduction des dépenses de santé, d’ouverture du bradage au privé de secteurs entiers de la Sécurité sociale et des moyens des hôpitaux publics

- 6 décembre : initiative du collectif : Pour une autre Europe

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28 juin 2008

Nous n’en voulons pas !

Réactionnaires, les dirigeants de cette Europe de la précarisation sociale viennent de consolider leur idéal. Le Parlement européen a adopté la directive de la honte : un coup dur pour l’Europe des droits de l’Homme

En adoptant, le texte de la « directive retour » négocié par les ministres de l’Intérieur et de l’Immigration des 27 Etats membres, les parlementaires européens ont perdu une grande part de leur crédibilité dans leur capacité à tenir un rôle d’instance démocratique chargée notamment de la protection des citoyens en Europe.

Ils autorisent l’enfermement de migrants non communautaires pour une durée de 18 mois. En autorisant l’expulsion d’enfants, même hors de leur territoire d’origine. En instituant une interdiction du territoire européen de 5 ans, cette directive porte atteinte aux libertés publiques et fait de l’enfermement un mode de gestion courant des populations migrantes. Ces parlementaires ont, dans leur majorité, choisi de renoncer à toute velléité de résister à la logique policière qui sous-tend la politique d’immigration conduite par les ministres de l’Intérieur en Europe depuis 20 ans.

Ils doivent passer par une ratification des Parlements nationaux, c’est pour cela que dès septembre, une mobilisation unitaire doit s’imposer pour que ce texte ne soit pas adopté. Il en sera de même pour leur projet de durée de travail digne du 19 ème siècle.

Nous n’en voulons pas et nous saurons réunir les forces nécessaires.

Nos efforts pour faire exister une gauche enfin à gauche, un rassemblement, une force pour la transformation sociale et écologique vont se concrétiser. Oui, d’ici septembre, comme le montrent diverses initiatives nous sommes très nombreux à vouloir « un cadre permanent pour faire front à la politique de la droite et du patronat » (comme le propose l’Appel lancé par Politis).

Nous savons qu’aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle et seule, l’essentiel des forces pour ne plus subir.

Ces forces existent : des débats autour du NPA et ceux soulevés par des communistes unitaires, ou par des Verts, les quelques 10.000 signatures à l’appel lancé par Politis, comme des initiatives locales pour défendre des entreprises ou des mobilisations sur les services publics, des luttes pour le pouvoir d’achat aux grèves des sans papiers…

Non au bipartisme. La droite, comme la direction du PS, veulent nous enfermer à choisir une des variantes de l’adaptation au libéralisme. Oui au rassemblement ! Il le faut, il est nécessaire et les responsabilités des forces organisées sont grandes. Tous les mouvements sociaux portent assez d’exigences communes, des propositions d’une autre répartition des richesses : combien de cadres unitaires, de la réorganisation du secteur financier public à l’avenir de la Sécurité sociale, de l’avenir des services publics (eau, santé, transports, défense des postes de professeurs…) à la constitution de droits sociaux convergents en Europe. Contre les OGM et autres produits à soumettre au contrôle scientifique public, pour de rapides mesures de changement dans la production des économies d’énergie et de diversification de la production d’énergie…

Ce ne sont pas les idées qui manquent, ni les compétences pour en prouver mille fois le réalisme et la capacité réelle à produire et vivre autrement.

On sait trop ce qui manque. Malgré les refus passés, les échecs, nous sommes très nombreux à ne pas vouloir laisser continuer ce gâchis humain et écologique. Nous venons de voir comment le château de cartes biaisées de Sarkozy et ses acolytes s’est effondré parce que le peuple irlandais a eu l’occasion de voter.

Cela confirme bien deux choses : le caractère tout à fait illégitime du vote du 4 février dernier, en France, imposant le Traité sans consulter le peuple ; la possibilité de construire un rapport des forces, avec toutes celles et tous ceux qui veulent une autre Europe. Sachons donc discuter, préparer la rentrée sociale de septembre et consolider une alternative à gauche. Faisons donc un pacte, préparons-le.

Nous devons prendre un engagement : tous unis pour mettre en échec la droite et le patronat, pour proposer tous les éléments d’alternative.

Voir www.cimade.org

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01 juin 2008

JUIN : INVERSER LE RAPPORT DES FORCES

Face à un gouvernement qui déploie ses réformes de régression sociale en tentant de prendre de court les salariés et retraités, de nouvelles mobilisations marqueront le mois de juin.

Dans l’Éducation nationale, contre les suppressions massives d’emplois et les nouveaux programmes, dans la santé, notamment contre la fermeture des hôpitaux de proximité, chez les travailleurs sans papiers, contre la surexploitation et pour la régularisation, dans les entreprises privées, pour les salaires, les libertés syndicales et les emplois.

Mais aussi de l’ensemble des salariés du privé comme du public contre l’allongement à 41 annuités, comme l’a montré la mobilisation réussie du 22 mai dernier. S’y est ajoutée la forte révolte des marins-pêcheurs contre le prix du gazole.

Le malaise social est général mais la fatalité entretenue par des médias "aux ordres" des « réformes Sarkozy », cette politique trouve des appuis et encore trop d’écho.

Il est vrai que la série de journées d’action de 24 heures du mois de mai est loin d’être suffisante pour mettre un coup d’arrêt aux attaques anti-sociales. Des centaines de milliers de salariés ont répondu à ces différentes journées mais beaucoup se posent la question de la pertinence de ces journées éclatées, sans lendemains.

Cette dispersion n’est pas susceptible de remettre en cause le projet ultra-libéral du gouvernement. C’est donc bien d’une riposte globale, de l’ensemble de la gauche politique et sociale qui est à l’ordre du jour.

Face aux agressions gouvernementales, on ne peut se contenter d’être sur la défensive. Face à cette droite de combat, au-delà des nécessaires ripostes syndicales, nous devons faire renaître l’espoir d’une alternative qui serait celle d’une gauche qui ne renonce pas, une gauche qui veut changer de société et pas seulement améliorer le "capitalisme du chaos" à la marge.

Nous ne pouvons, comme le font actuellement les directions des partis de l’ex-gauche plurielle, PS en tête, nous satisfaire du souci unique manifesté à l’égard de l’échéance de 2012 pour une éventuelle alternance...libérale au libéralisme !

Retraites ou salaires, nous devons, par l’action et la persuasion, dans l’unité la plus profonde, faire la démonstration qu’une autre répartition des richesses est non seulement possible mais plus nécessaire que jamais.

Les grèves, parfois reconductibles, et manifestations prévues en juin doivent impérativement inverser le rapport des forces.

A nous de faire en sorte que cela ne soit pas une simple incantation pré-estivale...

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28 mai 2008

Mai 2008, la multitude des luttes

La multitude des luttes sociales tant dans le privé que dans le public depuis début mai va-t-elle mettre en difficulté le pouvoir sarkozyste ?

Chaque jour éclatent des luttes salariales y compris dans des secteurs du privé qui jusqu’alors, par peur de la répression patronale, n’osaient moufter.

Les travailleur-ses sans-papiers défient ouvertement la politique d’immigration.

Des dizaines de milliers de lycéen-nes continuent à s’opposer aux suppressions de postes, accélérant les mouvements de grève dans les établissements.

Des collectifs de lutte, mêlant syndicats, associations, partis politiques se développent tant contre la destruction du Livret A livré aux marchés bancaires que contre la précarité aggravée du contrat de travail ou les annonces réitérées menaçant encore davantage l’accès aux soins. Une large pétition nationale est lancée contre la destruction méthodique du service public et de la fonction publique.

Le 15 mai, jour des appels unitaires dans toute l’Éducation nationale, cinq syndicats (CGT, FSU, Solidaires-SUD, UNSA, CFTC) avaient appelé également à la grève contre un "plan social" destructeur de la fonction publique. Plus de 300 000 manifestant-es !

Le ministre du travail, Xavier Bertrand et le MEDEF, en exposant le premier étage de leur nouveau plan contre les retraites solidaires, ont provoqué un appel unitaire à la mobilisation pour le 22 mai auquel participeront, dans l’unité, les travailleurs des transports.

Au soir du 22, la question d’un mouvement d’ensemble sera posée afin que s’engage une épreuve de force susceptible de donner un coup d’arrêt à la contre-réforme néo-libérale.

Le pouvoir sarkozyste, affaibli, peut être contesté au cœur même de son projet de liquidation sociale.

C’est dans une radicalité alternative qu’il faut ancrer, au-delà des débats syndicaux, un renouveau politique unitaire anti-capitaliste à gauche.

Notre regroupement y est prêt.

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26 mai 2008

L'alternative à gauche, organisons-la !

Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.

Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

Un cadre permanent pour faire front

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.

http://www.appel-a-gauche.org/

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08 mai 2008

Mai 2008, un 40e rugissant ?

La multitude des luttes sociales tant dans le privé que dans le public vont-elles converger, courant mai, et mettre en difficulté le pouvoir sarkozyste ?

Le désaveu politique du pouvoir en place lors des dernières élections locales va-t-il se muer en actions de rue et en grèves de masse ?

Chaque jour éclatent des luttes salariales y compris dans des secteurs du privé qui jusqu’alors, par peur de la répression patronale, n’osaient moufter.

Les travailleur-ses sans-papiers défient ouvertement la politique d’immigration.

Des dizaines de milliers de lycéen-nes s’opposent aux suppressions de postes, accélérant les mouvements de grève dans les établissements.

Des collectifs de lutte, mêlant syndicats, associations, partis politiques se développent tant contre la destruction du Livret A livré aux marchés bancaires que contre la précarité aggravée du contrat de travail ou les annonces réitérées menaçant encore davantage l’accès aux soins. Une large pétition nationale est lancée contre la destruction méthodique du service public et de la fonction publique.

Le 15 mai, jour des appels unitaires dans toute l’Éducation nationale, cinq syndicats (CGT, FSU, Solidaires-SUD, UNSA, CFTC) appellent également à la grève contre un "plan social" destructeur de la fonction publique. Les cheminot-es pourraient être de la partie.

Au même moment, le ministre du travail, Xavier Bertrand et le MEDEF, exposent le premier étage de leur nouveau plan contre les retraites solidaires, provoquant un appel unitaire à la mobilisation pour le 22 mai.

La question d’un mouvement d’ensemble est posée.

Les 15 et 22 mai peuvent en être les catalyseurs afin que s’engage une épreuve de force susceptible de donner un coup d’arrêt à la contre-réforme néo-libérale.

Le pouvoir sarkozyste, affaibli, peut être contesté au cœur même de son projet de liquidation sociale.

C’est dans une radicalité alternative qu’il faut ancrer, au-delà des débats syndicaux, un renouveau politique unitaire anti-capitaliste à gauche.

Notre regroupement y est prêt.

GAUCHE ALTERNATIVE

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